Citiz
Engagés pour une mobilité plurielle et raisonnée

Citiz, c’est un projet un peu fou. Partager sa voiture, plutôt que d’en acheter une. Un collectif de voisins devenu, dix-sept ans plus tard, le premier réseau d’autopartage en France. Une Société dans laquelle c’est une victoire lorsqu’un client dit : « J’arrête mon abonnement, je n’ai plus besoin de voiture du tout ». Bref, une très belle initiative urbaine qu’il nous tenait à cœur de raconter.

Jean-François Virot-Daub, Directeur Général de Citiz Alsace & Lorraine, a accepté de nous recevoir avec son équipe au siège de Citiz, à deux pas du Faubourg National dans le centre de Strasbourg. Nous avons parlé argent, économie, immobilier, voiture, charge mentale, entreprise, réussite sociale, mais surtout… écologie !

Citiz : Une initiative citoyenne ou « La franchise à l’envers »

Revenons une dizaine d’années en arrière, au tournant de l’an 2000, là où tout a commencé.

Une quinzaine d’habitants du quartier des Halles, dans le centre-ville de Strasbourg, font un constat plutôt cocasse : ils possèdent chacun une voiture personnelle, mais effectuent la plupart de leurs déplacement à pied, à vélo ou en transports en commun, si bien que, les rares fois où ils ont besoin de leur voiture, il leur arrive fréquemment de ne plus savoir où ils l’ont garée ou encore de découvrir qu’elle est en panne de batterie… Pourquoi continuer à garder une voiture qui ne sert quasiment jamais, qui coûte de l’argent et qui prend de la place dans l’espace public ?

L’idée de partager, plutôt que de posséder une voiture, a déjà fait son chemin de l’autre côté du Rhin, dans le Bade-Wurtemberg, où la première entreprise d’autopartage StadtMobil a été créée en 1999 à l’initiative d’habitants de Karlsruhe, Rhein-Neckar et Stuttgart. Il n’en faut pas plus à nos compères Strasbourgeois pour sauter le pas : ils vendent leurs véhicules et achètent ensemble trois voitures dont ils vont partager l’utilisation.

Le service d’autopartage strasbourgeois est ainsi lancé en 2000. 15 utilisateurs, 3 voitures, 1 station, 1 salarié et déjà un sacré sens de la logistique : les clefs des voitures sont cachées dans un petit coffre avec cadenas, dont le code change toutes les semaines. D’autres Strasbourgeois réalisent qu’il est possible, et même avantageux, de partager leur voiture. On compte bientôt deux stations, puis trois, puis quatre… En parallèle, des initiatives similaires se développent  peu à peu aux quatre coins de la France. C’est finalement en 2002 qu’est créé le premier réseau national  France-Autopartage, avec les organisations d’autopartage de Lyon, Grenoble, Marseille et Strasbourg.

Le service strasbourgeois s’étend peu à peu à l’ensemble de l’Alsace, avec des stations créées à Mulhouse, Erstein et Haguenau. À la rentrée 2013, les opérateurs de France-Autopartage décident d’un commun accord de créer la marque nationale Citiz – pour homogénéiser leur campagne de communication, partager les coûts et aussi offrir une meilleure visibilité aux utilisateurs du réseau. En effet, quand on est client Citiz à Strasbourg, il suffit de passer un coup de fil pour activer ses droits et profiter du service Citiz à Marseille, Bordeaux ou encore Lille.

Une question de bon sens, encore et toujours.

L’autopartage, comment ça marche ?

Vous l’avez compris, l’autopartage repose sur une idée simple : inciter les particuliers à ne plus utiliser leur voiture personnelle et à partager une voiture avec d’autres utilisateurs.

Voici, en pratique, comment fonctionne l’autopartage Citiz :

  • Vous vous inscrivez en agence ou sur Internet, ce qui vous permet d’obtenir vos identifiants et une carte d’accès personnelle ;
  • Vous réserver la voiture de votre choix (plusieurs modèles sont disponibles) à une station et pendant une plage horaire ;
  • Vous accédez à la voiture ;
  • Vous roulez ;
  • Vous ramenez la voiture à l’endroit où vous l’avez cherchée.

Pour ceux qui ont déjà expérimenté le service d’autopartage Autolib’ à Paris,  vous pouvez constater que le système Citiz est un peu différent. Un trajet en Autolib’ doit toujours se faire de station à station, car ce sont des véhicules électriques dont la batterie se décharge très rapidement si elle n’est pas branchée à une borne. Avec Citiz, les voitures fonctionnent au carburant, il est donc possible de les garer « n’importe où », dans la limite du stationnement autorisé.

Pour que l’autopartage fonctionne, il est essentiel de proposer un service au plus près des habitants. Strasbourg compte  actuellement 58 stations Citiz et, quel que soit l’endroit où vous êtes, vous pouvez trouver une station à moins de 500 m, soit entre 5 et 7 min de marche. Pour renforcer son offre et répondre aux besoins des utilisateurs « de dernière minute », Citiz Alsace a mis en place un nouveau service au printemps 2015 : les voitures partagées Yea!. Contrairement à Citiz, l’accès à Yea! se fait de manière spontanée, sans réservation et sans heure de restitution, les voitures devant être retournées dans un périmètre donné autour de Strasbourg. A ce jour, Strasbourg compte près de 150 voitures Citiz et 30 voitures Yea!.

L’autopartage, combien ça coûte ?

Une fois que l’utilisateur a payé les droits d’inscription (dépôt de garantie, frais d’inscription et caution), plusieurs formules tarifaires lui sont proposées en fonction de ses besoins. Les tarifs dépendent de trois paramètres : la durée de la location (€/h ou €/j), la distance parcourue (€/km) et le modèle de voiture choisi (plus la voiture est grande, plus les tarifs horaires et kilométriques augmentent). L’utilisateur a la possibilité de souscrire un abonnement mensuel qui lui permet d’avoir des tarifs réduits.

Faisons un petit calcul : je suis client(e) Citiz et je dispose d’un abonnement classique. Je paie donc 8 €/mois. Imaginons que je souhaite aller faire des courses en voiture dans un centre commercial à 12 km de chez moi. Je compte environ 30 min de trajet pour m’y rendre, 3 h sur place et 30 min de trajet pour rentrer à la maison. Je choisis de réserver une voiture taille M pendant 4 h et je vais parcourir 2 fois 12 km, soit 24 km au total. Le trajet va donc me coûter :

3,5€/h * 4h (tarif horaire) + 0,35€/km * 24km (tarif kilométrique) = 14€ + 8,4€ = 22,4€

Si je fais ce trajet une fois par semaine (chaque week-end par exemple), cela signifie que je dépense un peu moins de 100€ par mois avec l’offre Citiz, carburant inclus (8€ + 22,4€*4 = 97,6€).

Selon l’étude annuelle publiée par l’Automobile Club National, les Français consacrent en moyenne 5 883€ par an pour leur voiture (estimation sur l’année 2016 pour une Clio Essence ayant parcouru 8 469 km). Cette estimation tient compte du prix d’achat moins la reprise, ainsi que toutes les dépenses liées à l’utilisation du véhicule : carburant, entretien, assurance, parking, frais financiers et péage. Si vous faites relativement peu de kilométrage, l’autopartage permet donc de faire des économies impressionnantes, pouvant aller jusqu’à 5 000 euros par an !

L’autopartage, « c’est plus pratique »

Mais qui sont les autopartageurs ? Des bobos écolos en manque d’air pur ? Que nenni ! Une étude du bureau de recherche 6-t révèle même le contraire : il y a moins d’écologistes convaincus chez les autopartageurs que dans la population globale. Les autopartageurs sont avant tout des pragmatiques, des comparateurs de temps (et de prix) , qui veulent pouvoir choisir le mode de transport le plus adapté, au cas par cas. Ce sont les usagers multimodaux par excellence.

Jean-François nous explique ce qui pousse les usagers à s’inscrire chez Citiz : « La première raison invoquée par nos clients, c’est le côté « pratique ». Lorsque l’on est obligé de faire plusieurs fois le tour de son quartier avant de trouver une place de parking, que l’on doit payer cher un forfait stationnement résident et que l’on n’a pas besoin de voiture au quotidien pour se rendre au travail, l’option Citiz s’avère beaucoup plus pratique que de posséder sa propre voiture. 

Il est vrai qu’avec Citiz, il n’est plus possible de tout faire en voiture. Mais les utilisateurs se rendent vite compte qu’il existe des alternatives : la marche, le vélo ou les transports en commun. Citiz est notamment partenaire du Pass Mobilité (entre 26,60€ et 52,60€ par mois) qui permet d’utiliser le réseau de transport en commun (bus et tram), le service vélhop’, les parkings relais et les véhicules partagés Citiz et Yea!. Pour 50€ par mois, plus les consommations Citiz, il est donc possible de se déplacer quasiment en illimité dans Strasbourg et ses alentours.

Un autre avantage de Citiz, c’est que « tout est inclus dans le tarif ». L’utilisateur doit payer son abonnement et les trajets effectués… et c’est tout ! Le carburant, l’entretien, l’assurance, le parking : tout est compris dans l’offre et géré par Citiz.

Un intérêt considérable  de l’autopartage, c’est de ne plus avoir à penser aux tâches relatives à l’utilisation de la voiture.

Cela représente un gain de temps considérable pour les utilisateurs, mais aussi un allègement de la « charge mentale ». Devoir penser à tout, tout le temps, et faire sans cesse des listes de choses à faire est source de stress et d’épuisement (en particulier chez les femmes). Un intérêt considérable  de l’autopartage, c’est de ne plus avoir à penser aux tâches relatives à l’utilisation de la voiture : « il faut que j’aille faire le contrôle technique » ; « il faut que je renouvelle mon abonnement résident » ; « il faut que je fasse monter mes pneus neige » etc.

L’autopartageur doit simplement régler ses dépenses mensuelles et penser à réserver lorsqu’il a besoin d’un véhicule. Citiz s’occupe du reste. »

Les effets vertueux de l’autopartage

Jean-François a pu constater un comportement singulier chez ses clients : « Au bout d’un moment, les utilisateurs se rendent compte que leur abonnement Citiz leur coûte de l’argent tous les mois. Ils prennent alors conscience qu’ils peuvent encore réduire leur utilisation de la voiture : plutôt que d’aller faire leurs courses dans une zone commerciale, ils préfèrent se rendre au marché ou dans les commerces de proximité ; plutôt que de conduire leurs enfants à l’école en voiture, ils investissent dans un siège-vélo ou encore une barre de remorquage. Les activités se recentrent peu à peu au plus près des habitants. Une fois que les personnes ont adhéré au service d’autopartage, on constate une diminution spectaculaire du nombre de kilomètres parcourus en voiture  – une baisse chiffrée à 41% selon l’étude 6-t. Les utilisateurs se déplacent tout autant, mais ils se déplacent autrement ! » 

Mais alors… Cela veut dire que Citiz perd des clients ?

 « Tout le temps, ouais ! », nous répond Jean-François, avec un sourire goguenard.

Il enchaîne : « Au fur et à mesure, la majorité de nos clients trouvent des astuces de mobilité et utilisent de moins en moins nos services. C’est une victoire pour nous lorsqu’un client nous dit : J’arrête, je n’ai plus besoin de voiture du tout. En même temps, c’est un succès, mais économiquement, c’est compliqué. D’où l’importance d’avoir toujours de nouveaux utilisateurs pour arriver à équilibrer le service. 

 L’idée centrale, c’est d’adapter l’utilisation de la voiture en fonction des besoins.

L’idée centrale, c’est d’adapter l’utilisation de la voiture en fonction des besoins. Je suis tout seul, je roule en smart. Je suis en famille ou avec des amis, je roule en minibus. Je vais faire mes courses, je prends un petit utilitaire. Il arrive trop souvent que l’on achète une voiture familiale pour pouvoir emmener sa famille en vacances deux semaines par an, alors que le reste du temps, on est seul dans la voiture pour se rendre au travail ! » 

Prendre conscience du coût de la mobilité automobile

Mais l’autopartage va plus loin encore : il fait prendre conscience aux utilisateurs du coût de la mobilité automobile.

Comme nous l’explique Jean-François : « Lorsque l’on a la clef de sa voiture en poche, on a l’impression que cela ne nous coûte rien. Une fois par an, il y a bien une facture un peu douloureuse chez le garagiste ou encore la réévaluation de l’assurance, mais ces frais sont souvent « cachés » parmi d’autres – comme l’assurance voiture, par exemple, qui est fréquemment comprise dans un forfait avec l’assurance habitation. Une fois que l’on a signé le crédit, on n’a plus conscience du coût que représente le financement du véhicule. On ne réalise pas tout de suite que la voiture perd plus de 50% de sa valeur la première année. C’est la même chose avec le parking : le forfait stationnement résident est débité tous les mois, sans qu’on y prête attention ; parfois, on achète un logement avec garage, sans réaliser que cela ajoute 10 000 euros au prix d’achat. Une fois que l’on a signé, on ne s’en rend plus compte. 

Lorsque les usagers se plaignent du coût de la voiture, c’est très souvent au sujet du carburant. Comme c’est un prix que les automobilistes doivent payer régulièrement, ils se rendent compte que cela a un impact sur leur porte-monnaie. Mais, en y regardant de plus près, on constate que le carburant représente moins de 20% du budget voiture des Français !

Et il y a les coûts que personne ne paient : les coûts environnementaux (consommation de ressources, destruction d’espaces naturels, émission de polluants, nuisances sonores…) et les coûts sociaux (maladies cardio-respiratoires provoquées par la pollution, maladies cardio-vasculaires dues au manque d’exercice physique, stress et hypertension liés aux nuisances sonores…). Ces coûts-là, nous devrons les payer demain, avec nos impôts.

Comment pourrons-nous continuer à nous nourrir si nous détruisons toutes les surfaces fertiles ?

Posséder sa propre voiture, c’est confortable, c’est pratique, mais il y a un moment où l’on doit regarder la réalité en face. Les enquêtes ménages et déplacements du CERTU ont révélé qu’une voiture reste en moyenne 95% de son temps immobile, sans être utilisée. Elle occupe près de 10m2 de surface au sol. La plupart du temps,  elle est utilisée pour transporter une seule personne. Construire  un parking devant chaque supermarché, chaque maison, chaque lieu de travail, chaque hôpital, cela veut dire détruire systématiquement des surfaces naturelles et agricoles. L’équivalent de six fois la surface de Paris disparaît chaque année – rien qu’en France – en artificialisation des sols. Sans même parler des conséquences écologiques désastreuses, comment pourrons-nous continuer à nous nourrir si nous détruisons toutes les surfaces fertiles ? »

Un travail de concert avec les entreprises et les collectivités

L’autopartage ne peut fonctionner qu’à condition qu’il y ait un minimum de contraintes sur l’utilisation de la voiture individuelle. Il est donc primordial pour Citiz de travailler de concert avec les collectivités locales.

Jean-François nous donne quelques exemples de collaborations avec la ville de Strasbourg : « Celle-ci a récemment fait appel à Citiz pour ouvrir de nouvelles stations dans les quartiers du Conseil des XV et de l’Esplanade. Cette augmentation de l’offre d’autopartage s’est faite de concert avec la mise en place du stationnement payant dans ces quartiers. L’objectif est de réduire le nombre de voitures par foyer, en particulier dans les cas où les foyers ont deux voitures, l’une utilisée au quotidien et l’autre qui sert seulement « au cas où ». À terme, il est souhaitable que les foyers possèdent une seule voiture et qu’ils utilisent les services Citiz en cas de besoin. Cela permettrait également de réduire le nombre de voitures « ventouses », qui monopolisent les aires de stationnement – faute de place dans les garages.

Par ailleurs, Citiz participe à de nombreux projets immobiliers, comme par exemple la création de l’éco-quartier Danube, à deux pas de la Presqu’île Malraux. En collaboration avec la ville de Strasbourg, Citiz a fait mettre en place une station d’autopartage dans l’éco-quartier, déjà bien desservi par les transports communs et les pistes cyclables, afin d’inciter les futurs locataires et propriétaires à s’installer sans voiture. Citiz travaille également avec les promoteurs immobiliers : les nouveaux arrivants se voient offrir un « pack mobilité » qui leur permet de tester l’autopartage avec un certain nombre de mois offerts. »

Un deuxième axe important de développement pour l’autopartage se situe dans le monde du travail, là où la voiture occupe encore une place prépondérante (elle est un élément de rémunération à part entière !). Au-delà des enjeux écologiques et sociaux, l’autopartage constitue un vrai gain pour les entreprises en termes d’optimisation des déplacements.

Nous incitons nos clients à combiner au maximum autopartage et train.

Jean-François est convaincu que les entreprises ont tout à gagner en jouant la carte de l’intermodalité : « Nous incitons nos clients à combiner au maximum autopartage et train. Imaginez : vous avez un rendez-vous dans la banlieue de Mulhouse. Deux options s’offrent à vous. Option A : vous faites tout le trajet en voiture. Vous ne pouvez pas travailler, vous êtes fatigué et il y a un risque non négligeable que vous ayez un accident. Option B : Vous prenez le TER ; il y a un bon cadencement, environ un train toutes les heures. Dans le train, vous pouvez finir de préparer votre rendez-vous, vous reposer etc. Une fois arrivé à la gare, une voiture Citiz vous attend pour que vous puissiez parcourir les derniers kilomètres qui vous séparent de votre rendez-vous. Bilan des courses : vous avez roulé 5-10 km en voiture au lieu de 110 km… »

Dans cette optique, il est essentiel que Citiz renforce son offre de service sur l’ensemble du territoire Grand Est.  Pour Jean-François, c’est d’ailleurs «  l’un des axes de développement clef pour les années à venir ». 

Les autopartageurs sont très majoritairement issus de la classe moyenne

C’est un des constats de l’étude 6-t, que partage Jean-François : « Nos clients sont très majoritairement issus de la classe moyenne. Dans les milieux aisés, la voiture reste un marqueur fort de réussite sociale… et dans les milieux populaires aussi ! Dans les milieux défavorisés, ne pas avoir de voiture peut contribuer à amplifier le sentiment d’échec social et la sensation d’être mis à l’écart. Par ailleurs, les personnes issues de ces milieux ont souvent des contraintes liées à leur travail qui nécessitent qu’ils possèdent leur propre voiture. C’est le cas notamment de nombreux ouvriers qui travaillent en usine, avec des horaires en 3-8. En parallèle, on constate le développement de la tendance inverse : pour le bobo du centre-ville, ne pas avoir de voiture devient signe de réussite sociale – c’est tellement plus chic de se déplacer en tramway ou à vélo. »

Dans les milieux aisés, la voiture reste un marqueur fort de réussite sociale… et dans les milieux populaires aussi !

Jean-François regrette qu’il n’y ait pas plus de clients Citiz issus des milieux populaires. En effet, l’autopartage permet de faire des économies considérables, ce qui  est profitable pour ces populations. Mais la demande n’est pas là, du moins pour le moment. Des stations ont été implantées dans le quartier du Neuhof, à proximité des nouveaux ensembles, et Citiz a mis en place les mêmes actions commerciales que celles développées dans le reste de la métropole. En vain. Les utilisateurs ne sont pas attirés et ces stations sont déficitaires.

Mais Jean-François garde espoir : « Quand on regarde l’historique de Citiz, on constate qu’on est parti du centre-ville et qu’on s’est étendu peu à peu vers la périphérie. C’est une question de temps. L’autopartage a encore de belles perspectives de développement. »

Ecran Citiz : A bientôt !
Rédigé par Pauline. Un grand merci à Jean-François et à l'équipe CITIZ !

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